En décembre 2024, lors de la 19e session du Comité à Asunción, l’UNESCO a inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité « les savoir-faire des couvreurs-zingueurs parisiens et des ornemanistes ». La description officielle dit ce qu’est le métier : « la zinguerie parisienne englobe les connaissances et les compétences nécessaires à la restauration des toitures des immeubles haussmanniens construits à Paris au cours du XIXe siècle ».
Elle décrit aussi le geste : « la restauration d’une toiture consiste à enlever les anciennes pièces de zinc, à mesurer et à découper de nouvelles pièces sur mesure à l’aide d’une plieuse parisienne, puis à assembler et à fixer les pièces sur la toiture ». Sur mesure : c’est le mot qui sépare ce métier de la pose d’éléments de série.
78 %
des toitures parisiennes sont « à dominante de zinc ou autres matériaux (ardoise, verrière, etc.) » selon l’Atelier parisien d’urbanisme. Ce n’est pas 78 % de zinc pur : c’est une catégorie qui regroupe trois matériaux. Le 80 % de l’UNESCO mesure autre chose.
Le reste de la même base : 15 000 toitures à dominante minérale, soit 12 % ; 8 600 à dominante de tuiles, soit 7 % ; 3 600 végétalisées, soit 3 %. Autrement dit, la tuile existe à Paris, et il faut monter pour savoir laquelle des deux on a sous les pieds.